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03 juillet 2013

Lauterbrunnen où la Mecque du base jump

Au coeur des Alpes Bernoises, niché dans une vallée en forme de U, l'une des plus profonde et plus étroite des Alpes, dans l'ombre du glacier de la Jungfrau, Lauterbrunnen, 2500 âmes.




La Staubach, l'un des symboles de Lauterbrunnen, cascade étonemment silencieuse de 270 m de haut.


Par un petit chemin qui serpente, aidé par des bâtons de rando mis à disposition pour les plus feignasses, on peut entamer la montée vers le haut de la cascade.


Plus on prend de la hauteur et plus la vue sur Lauterbrunnen dans son écrin de verdure se fait jolie.


Et comme toujours en Suisse l'accès a été très bien aménagé grâce à ce tunnel creusé à même la roche.



Au bout de quelques minutes de grimpette, nous voilà au coeur de la cascade



La cascade et la Jungfrau ont été les bonnes surprises du village car à la base moi je n'étais pas venue à Lauterbrunnen pour ça mais pour faire un pèlerinage dans la Mecque mondiale du base jump.

Avec ses falaises extrêmement abruptes, depuis 1994, Lauterbrunnen est devenu le spot le couru des base jumpers. Je voulais voir ces falaises depuis lesquelles ces hommes-oiseaux s'élancent, de mes propres yeux.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le base jump c'est cette discipline extrême, quand la simple chute libre ne suffit plus, qui consiste à se jeter du haut d'une falaise en général, histoire de frôler la paroi, et de voler avant d'ouvrir son parachute le plus tard possible.
Envol depuis ce même endroit (photo google images).


Dans de nombreux pays (USA, Canada...) le base jump est interdit mais en Suisse il est autorisé.

Les base jumpers doivent s'acquitter d'une taxe de 25 CHF pour défrayer les paysans de Lauterbrunnen puisqu'ils atterrissent souvent dans leurs champs.
Le base jump a également boosté l'économie de ce petit hameau enclavé entre 2 parois.


Mais le revers de la médaille du base jump c'est le macabre bilan établit à Lauterbrunnen: une trentaine de morts depuis 1994. Néanmoins si l'on en croit les statistiques, la pratique du base jump serait à peine plus risquée que la pratique de l'alpinisme.

En ce début du mois de juin, nous n'avons assisté à aucun saut, nous en avons raté un de peu si l'on en croit ce jeune homme en train de replier méthodiquement son parachute.


Lauterbrunnen enregistre environ 20 000 sauts par an, jusqu'à 200 par jour en été !

Pour ceux qui ne connaissent pas ou qui comme moi adorent l'esthétisme du base jump mais n'en prendront jamais les risques vous pouvez regarder ce reportage tourné par la télévision suisse à Lauterbrunnen ici.

02 juillet 2013

Lucerne

Lucerne, dans le canton de ... Lucerne, bravo, dommage que ce blog s'arrête bientôt vous devenez tellement forts...77 000 habitants, 6ème ville de Suisse.


Ce qui frappe quand on arrive à Lucerne c'est ce mélange d'ancien et de moderne.
Pour le moderne: la gare de Lucerne et l'ultra-moderne musée des arts.


Et juste en face le lac et son église à double clocher


que l'on peut rejoindre grâce au Kapellbrücke (le pont de la chapelle), plus long pont couvert en bois d'Europe dont la construction remonte à 1365.


Les rives du lac de Lucerne ont quelque chose de vénitien


et qu'il est agréable d'y boire un verre dans l'une des multiples terrasses au bord de l'eau.


Comme souvent dans les vieilles villes de Suisse Alémanique les façades n'en finissent pas de nous enchanter.






Mais Lucerne a aussi ses personnalités:

Ses hordes de Gnakwés qui font  la queue devant les boutiques de montres


La version suisse allemande de Pinocchio dont le nez s'allonge à la verticale


Et la fille de notre célèbre laitière,


qui ayant refusé de perpétuer la tradition yaourtière familiale est devenue guide touristique.


25 juin 2013

Unterschächen ou le paradis terrestre

Après avoir visité le village et le musée de Guillaume Tell à Burglen (voir ici), j'ai saoûlé La Mandarine pour qu'on roule un peu sur la route qui partait du village vers les alpages pressentant que ça vaudrait le détour.

La Mandarine accepte en grognant, je lui jure mes grands Dieux qu'il n'y en a que pour quelques minutes, bien sûr je mens.

On prend donc cette route


On passe devant de beaux chalets suisses devant lesquels je m'extasie bêtement.


Au loin j'aperçois les alpages


Soudain (enfin au bout de 20 minutes quand même) La Mandarine décide de briser mon rêve en m'annonçant qu'on va faire demi-tour.
Bien évidemment je m'insurge.

Alors que nous sommes en pleine négociation, La Mandarine s'engouffre dans un chemin pour faire son demi-tour et là surprise:


Devant la beauté de ce paysage il n'est bien sûr plus question de faire demi-tour mais bien au contraire de s'enfoncer dans le village d'Unterschächen 700 habitants.


Une fois le hameau dépassé la petite route nous mène droit au paradis.


Sur notre gauche un petit torrent de montagne


Surmonté de deux fines cascades


A notre droite des moutons sont en train de brouter, l'herbe est vert fluo, le glacier éclatant.

Un jour en regardant le documentaire "Le cauchemar de Darwin" je me suis fait la réflexion que si l'enfer sur terre existe il est au bord du lac Victoria en Tanzanie.

Là je me suis fait la réflexion inverse: si le Paradis existe, je pense que ça ressemble à ça:


19 juin 2013

Altdorf

Altdorf, 8630 habitants, chef lieu du canton d'Uri (ça en dit long sur la taille de ce canton de Suisse centrale) situé à 3 km du lac des 4 cantons au pied de la vallée de la Reuss.


La place du village est le lieu stratégique.
Selon la légende cette tour a été érigée à l'emplacement précis de feu le tilleul sous lequel Guillaume Tell avait placé son fils pour lui dégommer la pomme qu'il avait sur la tronche.


On peut y voir une statue en bronze de Guillaume Tell et son fils ainsi que des fresques relatant cette histoire.


L'autre volet historique du village c'est l'ancien hôpital des pèlerins aux allures d'architecture italienne, destiné à accueillir les voyageurs de passage sans le sou qui transitaient par cette route, alors le plus court chemin entre l'Europe du nord et du sud.


Une fois cette rapide visite culturelle effectuée on peut alors errer dans les rues d'Altdorf (ce qui prend environ 3 minutes) en constatant qu' Altdorf a, de par ses armoiries, non seulement inspiré la vache qui rit,


mais également incité toute l'Egypte des pharaons à dessiner de profil après avoir contemplé cette fresque boulangère...


Ils ont également inventé le graffiti à force dessiner tout et n'importe quoi sur leurs façades.


Une dernière particularité d'Altdorf et celle-ci est bien réelle, c'est que l'on peut renifler de doux parfums de bouse (moi j'adore c'est mon côté Heidi) car c'est une ville entourée d'alpages et de sommets enneigés.


19 avril 2013

La fosse aux ours

Dans mon article sur Berne (voir ici) la semaine dernière j'ai évoqué la présence d'une fosse aux ours.

La légende veut que le duc de Zähringen, fondateur de la ville, ait tué un ours de ses propres mains et ait décidé de donner à la ville le nom de l'animal: bären, ours en allemand aurait donc donné Berne.

Il est de tradition Bernoise d'avoir une réserve d'ours en pleine ville. C'est une tradition très ancienne puisque la première mention d'une fosse aux ours remonte à 1513.

Le blason héradique de la ville de Berne est donc bien évidemment un ours (légèrement en érection, la légende n'a peut-être pas tout dit...)


Et l'ours se retrouve partout dans la ville, ici un ours funambule


Chose incroyable au sortir de la vieille ville, à 10 minutes à pied du coeur de Berne et des lieux de shopping on tombe sur l'ancienne fosse aux ours active jusqu'en 2009.


Cette fosse ayant été jugée inconfortable car trop petite pour les besoins des plantigrades, la ville leur ouvrit alors une partie de la rive verdoyante de l'Aar, qui devint le parc à ours (Bärenpark) et qui jouxte l'ancienne fosse.


Avec La  Mandarine on a eu beau tourner au-dessus, en-dessous, aucune trace d'ours.
Il a presque fallu se jeter du pont pour les apercevoir.



Remarquez, on n'était pas les seuls candidats au suicide ce jour là.


On est bien restés 30 min à les regarder ronfler, quand une clocharde (véridique) s'est approchée de moi pour m'expliquer qu'il s'agissait du père (Finn) avec ses 2 filles Ursina et Berna (quelle imagination pour le dernier prénom...) mais que la mère Björk devait être par là.

Et effectivement pendant que la marmaille dormait, maman elle dormait...ailleurs


Nous on a trouvé le concept d'un parc à ours gratuit, en pleine ville, et accessible à tous purement génial !


Et on s'est dit que malheureusement ce ne serait pas transposable en France. Ici à Berne les gens sont disciplinés, respectueux, ils ne hurlent pas, ils ne leur jettent rien à manger ils se contentent de les observer, il n'y a d'ailleurs même pas besoin d'afficher des pancartes pour cela car les gens le font naturellement.

Bon il y a tout de même une borne SOS au cas où...


J'ajoute une photo piquée sur internet pour que vous vous rendiez mieux compte de ce que ça donne quand nounours est réveillé.


Des ours en plein coeur de la capitale, vous voyez qu'ils sont fun les suisses !