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03 juin 2013

L'Aiguille du Midi

Au mois de mai nous avons emmené nos amis Fred et Fabrice à l'aiguille du midi .

Si d'en bas cela peut sembler un peu cher (comptez 50 € l'aller-retour en téléphérique) arrivés en haut on se dit qu'un tel spectacle les vaut largement. 

Pour eux c'était la 1ère fois, l'un a été époustouflé, l'autre a eu le vertige, pour nous c'était la 3ème mais, en ce qui me concerne, rien que le fait de savoir que cette fois je n'étais pas là pour chausser les crampons a décuplé mon plaisir.

Il faut compter environ une vingtaine de minutes pour gravir les 2700 m de dénivelé qui séparent Chamonix de la gare d'arrivée du plus haut téléphérique d'Europe à 3777m.

A notre arrivée l'émerveillement est total de constater que nous ne sommes plus dans la grisaille chamoniarde mais bel et bien au-dessus des nuages !



De la terrasse du piton nord la vue sur le Mont Blanc est totalement dégagée, et la vision du Mont Blanc du Tacul que nous avons gravit l'été dernier (voir ici) nous rappelle bien des souvenirs .



Si cette vue là nous paraît spectaculaire, elle n'est qu'un amuse-bouche comparée à celle qui nous attend après avoir pris l'ascenseur taillé dans la roche qui nous dépose à 3842 m.

La terrasse sur laquelle nous nous trouvions quelques minutes auparavant paraît minuscule et comme flottant dans les airs.


Des choucas surveillent ce que je pense être (sauf erreur) la terrasse du refuge des Cosmiques.


Et les sommets s'offrent à nous sans détours



Et le Cervin, qui souvenez-vous a inspiré sa forme au Toblérone


Ne passez pas à côté, comme l'indique leur site, de l'exceptionnel accessible !


06 mai 2013

Yvoire

Yvoire est un charmant village médiéval situé à 30 minutes de Genève sur les rives françaises du Lac Léman. 

Si le village compte 849 habitants à l'année il devient surpeuplé aux premiers rayons du soleil. Yvoire obtient depuis 1959 des prix au concours des villages fleuris et le hameau en occupe actuellement la 1ère place.

Pas grand chose à dire de plus sur Yvoire si ce n'est que c'est un petit coin de paradis idéal pour un déjeuner au resto suivi d'une petite baignade le dimanche.















29 avril 2013

Les courses

Maintenant que les beaux jours reviennent je vais vous expliquer dans quelles conditions je fais mes courses au supermarché et ce par quoi toute bonne boniche au foyer devrait être guidée car vous allez voir que moi j'ai le sens des priorités.

Comme beaucoup de français ET DE SUISSES qui vivent à Genève, je fais mes courses en France parce que, faut pas se leurrer, c'est vraiment moins cher.

Quand on vit à Genève on a le choix entre les faire à Annemasse, y'a plus de grandes enseignes mais c'est moche, où, ce que je fais moi, à Ferney Voltaire et dans les bleds alentours.


Par exemple si j'ai envie d'avoir vue sur les champs de colza, le massif du Mont Blanc et le Jura, je vais au Leclerc de Ferney. Démonstration:

Sur ma route à ma gauche le massif du Mont blanc


A ma droite les montagnes du jura


Et mon Leclerc au milieu qui côtoie les champs de colza


Si j'ai envie de voir les cerisiers du japon, les blancs et surtout les roses pour lesquels je me suis découvert une passion (mon 1er choc végétal) je vais chez Carrefour à Segny, à quelques km de Ferney.



Et si j'ai envie d'aller dire bonjour à mes copines les vaches, je n'ai qu'à me rendre au Dia de Ferney.

Vue avant d'entrer dans le parking


Vue depuis le parking, imaginez-vous qu'en plus j'entends leurs cloches tinter.


Oui je sais, ma vie est vraiment trop dure...

15 avril 2013

L'autoroute du paradis

Spectacle enchanteur hier sur l'autoroute Genève-Chamonix, le massif du Mont Blanc ça a quand même de la gueule !





Je peux vous dire que la journée de ski qui a suivi était à la hauteur du paysage.

14 janvier 2013

Scooter des neiges

Hier nous sommes allés faire du scooter des neiges en Savoie.
Vis ma vie en Suisse, c'est un peu paradoxal, mais c'est aussi profiter de certains coins de France à seulement 1h15 de Genève.

Le route qui mène au massif des Beauges est digne d'un paysage suisse.


Nous avions rendez-vous dans la petite station de ski de La Féclaz en pleine forêt.


Nous voilà fin prêts en tenue de motards des neiges (non je n'ai pas collé un sparadrap sur la bouche de La Mandarine, j'aurais bien voulu...mais c'est seulement un effet de style de sa visière).


Rencontre avec la bête


Après le briefing d'usage me voilà embarquée en tant que passagère de la Mandarine pour qui c'est aussi la 1ère fois.



Au bout de 30 minutes changement de pilote je passe aux commandes de l'engin...


... et la Mandarine s'installe derrière moi en ayant certainement fait son signe de croix en pensant au chèque de 1000 € de caution.

Fin de la balade par une montagnette depuis laquelle nous toisons les nuages.


On a beaucoup aimé cette sortie en motoneige au milieu des bois et ce que je prenais pour un hobby pour feignasses de plein air est en fait vachement plus physique qu'il n'y paraît au niveau des bras !

15 novembre 2012

La trilogie des bidochons à la montagne Episode 2: Ascension du Mont Blanc du Tacul 4248 m

Après notre entraînement du lundi (voir article précedent) nous étions censés continuer l'entraînement jusqu'au mercredi avant de tenter l'ascension du Mont Blanc le jeudi.
La météo étant défavorable à partir du mercredi, (ce qui veut dire tentative d'ascension impossible sauf pour les suicidaires) pour ne pas rentrer bredouilles et d'un commun accord avec Yves, notre guide, nous avons décidé de tenter dès le mardi le Mont Blanc du Tacul (itinéraire n°1 sur la carte).
 

Rendez-vous fut donc pris à 6h (heure de sadique) devant le téléphérique pour monter à l'aiguille du midi. (J'ai piqué la photo sur google image pour donner une idée des lieux à ceux qui ne connaîtraient pas).

 
On termine l'arnachement des casques, crampons, piolets, cordes et baudrillets sous une espèce d'arche glacée, dernier abri avant le vide. En casque orange, gros cul et blouson vert sur la photo c'est moi.
 
 
Point de départ: à droite, des crevasses, à gauche (la photo) en cas de chute si le guide ne vous retient pas c'est arrivée directe à Chamonix 2000 m plus bas.
 
 
On entame à petits pas, encordés et à la queue leu leu la descente de l'arête des Cosmiques. Selon Mandarine la vue est grandiose, moi sujette au vide, je me concentre plutôt sur le design de mes chaussures.
 
 
Voici la Mandarine en pleine action sur l'arête, écharpe dans le vent et tuyau de camel bag qui traîne par terre.
 
 
Après une demi heure de descente, nous avançons sur du plat pour rejoindre le pied de la montagne et tester le sentiment d'infiniment petit.
 
 
Le décor me fait un peu oublier que ce qui n'est qu'une mise en jambe pour les gens normaux est déjà devenu un calvaire pour moi...
 
 
...et ma débilité profonde me donne à penser que le sommet est le gros rocher que l'on voit sur la photo et que finalement une fois  les gros blocs de glace contournés, ce n'est pas si loin.
 
 
Ah qu'il fait bon vivre au pays de Oui Oui à la montagne, car bien sûr le sommet est bien plus haut et caché par les nuages...
 
La montée va vite se transformer en cauchemar pour moi, tellement lente, qu'outre les autres grimpeurs j'aurais pu me faire doubler par une limace arctique, pour Mandarine qui encordé devant moi doit redoubler d'efforts pour ralentir son rythme tout en tirant un boulet en surpoids, et pour le guide qui ouvre notre cordée à qui je demande de ralentir et qui me répond, non sans humour: "Béné si on ralentit on s'arrête".
 
 
La montée abrupte se poursuit avec au-dessus de nous des séracs (énormes blocs de glace qui peuvent se décrocher à tout moment)...
 
 
...et au dessous des crevasses...
 
 
 
...dont une particuièrement effrayante car trop large pour être traversée en une simple enjambée et qui nécessite l'emprunt de cette horrible planchette posée à même la glace sans aucune autre forme de fixation.
 
 
Vous me pardonnerez de ne pas avoir pris de photo avec mon pied dessus où encore une vue plongeante de cette crevasse profonde d'une dizaine de mètres, mais le funambulisme c'est pas trop mon truc, j'ai déjà été suffisamment gourde pour mettre un pied devant l'autre sur cette planche branlante en regardant en-dessous, ce qui m'a valu de me figer sur place quelques instants comme hypnotisée par le vide, avant de pouvoir redémarrer cette traversée, pourtant courte.
 
Au bout de quelques heures de marche, et de nausées me concernant, cette fois-ci le vrai sommet est en vue et à sa gauche un sérac monstrueux.
 
 
Au moment où je commence à me sentir envahie par une félicité sentant mon supplice peu à peu s'estomper, je comprends soudain que, ce con de sommet, il va falloir l'escalader !
 

Les crampons glissent sur la glace et la roche, il faut monter tout en laissant redescendre les autres, ce qui occasionne un embouteillage certain.
 
Alléluia ! Nous sommes au sommet du Mont Blanc du Tacul, à 4248 m,avec en arrière plan le Mont Maudit et le Mont Blanc.
Je retiens la gerbe qui m'envahit de plus en plus pour ne pas gâcher la photo.
La Mandarine, lui est en forme, bien qu'en mode hamster, beaucoup plus bouffi qu'au naturel, sans doute n'a-t-il pas une tête à chapeau...
 

L'heure de la descente a sonné, je suis beaucoup plus détendue qu'à la montée et surtout beaucoup plus rapide, ce qui n'est pas pour déplaire au guide qui se demande d'où me vient ce sursaut d'énergie, et bien de l'envie irrépressible de me casser de cette montagne pardi !
 
 
Nous sommes le 28 août et il se met à neiger.
Il nous faudra encore traverser l'horrible petite planche de bois pour franchir la crevasse au retour et surtout remonter l'abrupte arête des Cosmiques pour rejoindre l'Aiguille du Midi.
 
 
Voilà la photo de nous deux à la fin de ces 7 heures de marche juste avant de reprendre la benne qui nous ramènera vers la civilisation.
 
 
La Mandarine arbore un sourire serein empli de satisfaction d'avoir atteint le sommet et découvert les joies de la montagne, moi, n'ayons pas peur des mots, j'éructe de joie, d'une parce que j'ai atteint le sommet, mais surtout parce que pendant toute cette journée ce qui m'a permis de tenir c'est de me dire que c'était la dernière fois de ma vie que je chaussais des crampons.
 
Mais ça c'était bien mal connaître notre guide...
 
Suite dans le prochain et dernier épisode.