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10 janvier 2013

La maison d'Heidi

Le feuilleton Heidi a -entre autres daubes- bercé mon enfance.

Petit rappel aux ignares ou aux "Djeuns" Heidi c'est l'héroine du roman mythique de l'écrivain suisse Johanna Spyri. Heidi, petite orpheline frisottée vit avec son pépé bourru à l'alpage et occupe ses journées en accompagnant son copain Peter au visage légèrement emprunt de consanguinité alpine, faire brouter les chèvres dans les alpages en attendant la venue de sa copine Clara de Francfort à demi tétraplégique.

Quand j'ai su que nous allions venir vivre en Suisse quelques temps ma priorité (oui, j'ai un sens très personnel des priorités) c'était de visiter la maison d'Heidi.
Pour aller chez Heidi il faut d'abord se rendre à Maienfeld dans le canton des Grisons.


Mais attention prenant cette visite très au sérieux, j'avais travaillé mon sujet et investi dans le triple DVD de tous les épisodes d'Heidi pour me remettre l'histoire en tête et scruter les lieux de tournage que j'allais visiter. Certains se diront que je n'ai que ça à foutre et ils auront raison.


Avant même d'arriver à Maienfeld on sent qu'on se rapproche du pays d'Heidi car même la station service porte son nom, nous sommes dans le Heidiland.


Ne venez surtout pas à Maienfeld pour faire la fête parce qu'on a déjà eu du mal à y trouver un resto. Un samedi soir en plein été les rues ressemblent à ça:



On a décidé d'appliquer le celèbre dicton "A Rome fais comme les romains" au pays d'Heidi on a dormi dans la paille.


Démonstration


Réveil au pays d'Heidi.





Direction le chemin qui mène à l'alpage d'Heidi.



Au terme de quelques minutes de marche on arrive au musée de Heidi où l'on peut visiter une reconstitution d'une maison de village d'époque et s'attabler avec Heidi et Peter.


Au même endroit se trouve la boutique à la gloire d'Heidi remplie de touristes gnakwés très fans où l'on peut acheter toute sorte d'attrape couillons style le chocolat Heidi.


En continuant sa route vers l'alpage, on croise de multiples statuettes sculptées dans le bois représentant des scènes de la vie d'Heidi.


Et au bout du chemin on arrive enfin à l'Heidi Alp, un joli alpage qui abrite la maisonnette qui a servi de décor dans la série malheureusement un peu gâchée par de vulgaires parasols Heineken.


Que vous aimiez Heidi ou pas sachez que les paysages n'en restent pas moins enchanteurs:





19 décembre 2012

Davos

Retour sur nos vacances d'il y a 15 jours quand nous sommes allés skier à Davos.

Davos, 7200  habitants, est une vraie ville à la montagne située, comme St.Moritz, dans le canton des Grisons.


Là je fais la mariole mais avant de venir vivre en Suisse, Davos évoquait seulement pour moi le forum économique mondial dont je n'avais pas grand chose à carrer. J'étais à 1000 lieues d'imaginer que c'était une station de ski et j'aurais été encore moins capable de placer Davos une carte de la Suisse.

Avant d'enregistrer 2 MILLIONS de nuits d'hôtel par an (oui vous avez bien lu) Davos était un haut lieu de cure pour dépressifs et tuberculeux, glamour non ?

Bon vous allez estimer que cet article est un peu du foutage de gueule et je vous l'accorde, car vous n'allez rien voir de Davos. Pourquoi ? Parce qu'il faisait - 11 degrés, que notre hôtel était non fumeur et qu'entre sortir mes doigts de mes moufles pour prendre une photo ou fumer une clope, désolé mais j'ai choisi la clope. Je ne suis pas encore prête à me faire amputer pour ce blog.

Vous ne verrez rien non plus des pistes de ski car nous même on n'a rien vu, il neigeait à gros flocons et soufflait un vent à décorner les cocus. Pour preuve nos tenues de combat pour affronter les pistes:


La Mandarine (à gauche) m'a néanmoins fait une déclaration d'amour dont lui seul à le secret me disant qu'il ne m'avait jamais trouvée aussi belle. Enfoiré !

 
Tout ce que vous verrez des pistes de Davos c'est cette cabine de téléphérique reconvertie en bar d'altitude, mais bizzarement ce jour là il n'y avait personne...
 
 
Vous ne verrez pas non plus les télésièges à capote que j'aurais eu largement le temps de reprendre en photo vu qu'on est resté bloqués 20 minutes dessus à ce qui m'a valu une bonne frayeur.
 
Ils ont arrêté le télésiège à mi-parcours à cause de grosses bourrasques de vent, nous ont fait poireauter 10 minutes 15 mètres au dessus des rochers avec le télésiège qui se balançait dans tous les sens. Ils on tenté de le redémarrer mais les bourrasques étaient de plus en plus violentes, alors ils ont eu la grande idée de nous faire reculer.
Au bout de 5 minutes en arrière ça n'allait pas non plus, ils l'ont donc redémarré en marche avant, puis arrêté encore une fois avant de se décider enfin à nous faire monter car il fallait bien nous sortir de là.
La fin de la montée était atroce, j'avais l'impression d'être dans un grand 8 et j'ai tellement serré la barre de peur de tomber que je suis arrivée en haut les doigts quasiment cyanosés.  Ils ont d'ailleurs fermé le télésiège après nous.

11 décembre 2012

Saint Moritz où le diable skie en Prada

Nous voilà de retour à Genève après quelques jours de vacances en Suisse que je vais m'empresser de vous faire partager.

Commençons par nos 24h dans la station huppée de St Moritz.

St Moritz c'est là, dans le canton des Grisons, où l'on parle suisse allemand, romanche et italien (la frontière n'est pas loin) et pour les ignares qui se poseraient la question, oui, ça a un rapport avec la viande.

 
A l'origine simple station thermale, St Moritz est devenu depuis plus d'un siècle un lieu de villégiature hivernale où aiment à se cotoyer têtes couronnées, chefs d'état, magnats de la finance, stars du show biz et ramassis de putes slaves à l'allure de mannequin en quête de riches pigeons.

Depuis Genève il faut quand même compter environ 5h de voiture, et si l'on traverse en chemin quelques jolis villages de montagne, le col qui mène à la station est étrangement fantômatique.
 
 
 
Bien sûr 5h de voiture c'est pour nous pauvres gueux, car le gratin, lui, dispose d'une piste d'atterissage visible depuis les pistes, pour hélicos et jet privés.
 
 
St Moritz est une station tellement humble qu'ils arrivent même à faire snob dans leur descriptif, je cite: "A St Moritz le soleil brille plus fort, la neige est plus sûre et l'air sec est pétillant comme du champagne".
 
Arrivés en fin d'après midi (afin d'honorer le lendemain notre 1ère journée de ski de la saison) nous avons quitté notre hôtel sous la neige, par -8°(et pas assez couverts) dans le but de nous enivrer de ce champagne aérien.
 
L'église
 
 
La célèbre tour penchée de St Moritz (clocher incliné de l'ancienne église), le Pise des Alpes si vous préférez.
 
 
 Les abords du lac pas encore gelé
 
 
Il est rassurant de constater que même à St Moritz il y a des neuneus, d'où ce panneau d'interdiction de faire le mariole sur la glace sous peine de couler.
 
 
Et si le reste de la ville est plutôt joli sous la neige...
 
 
 
...la balade tourne vite au safari de grandes marques, ce qui retire un peu de son âme au décor alpin environnant.
 
 
 
 
 
 
Le lendemain matin direction les pistes.
Le domaine skiable de St Moritz est l'un des plus étendu d'Europe il compte 350 km de pistes et 111 remontées mécaniques.
 
 
On peut accéder à certaines pistes en funiculaire
 
 
 Ou, plus traditionnel, par un téléphérique qui offre un panorama féerique sur le lac en contrebas.
 
 
Les sapins ploient sous le poids d'une épaisse couche de neige fraîchement tombée.
 
 
Contrairement à Orcière Merlette où certaines pistes sont sponsorisées par Milka, ici, beautiful people oblige, c'est les montres suisses Oméga qui font leur pub.
 
 
Il fait -11°, donc on se les caille, mais heureusement le cerveau suisse adepte de confort a inventé cette géniale capotte pour télésiège rebaptisée par nous et à juste titre "le solarium" tellement il est agréable de pouvoir rejoindre les sommets tout en se réchauffant dans une bulle de soleil.
 
 
La mandarine en pleine seance bronzette dans "le solarium" par -11°
 
 
Les suisses ont aussi du génie en ce qui concerne leur tire-fesses. L'appellation qui leur correspond serait plutôt pousse-fesses mais ici on appelle ça des pioches.
 
 
Les pioches permettent de faire monter 2 personnes au lieu d'une, donc de gagner en débit, elles permettent aussi de faire la causette et surtout de se casser la figure très facilement pour peu que le ski d'e l'un des 2 fasse un petit écart.
 
La mandarine et moi avons du nous y reprendre à 2 fois au départ avant d'arriver à coordonner nos grosses fesses sur la pioche mais sommes arrivés en haut sans encombre. (Bon là en l'occurence c'est pas nous mais ça vous donne une idée).
 
 
Pour moi le must c'est d'avoir les pistes pour moi toute seule (quel style !) et comme nous étions en tout début de saison et en pleine semaine, c'était le cas.
 
 
 
La mandarine lui son truc c'est la poudreuse et là aussi il a été servi.
 
 
 
 
Le restaurant d'altitude "La marmite".
Ne vous fiez pas à son design de container douteux et à sa couleur criarde, La marmite est l'un des restaurant d'altitude les plus chics au monde (comme quoi être architecte pour riches et avoir des goûts de chiottes n'est pas incompatible).
Ce resto se targue même d'être le plus gros vendeur de caviar de toutes les Alpes.
En haute saison il écoule plus d'1 kg de caviar par jour !
 
 
C'est le rendez-vous alpin du gotha pour y déguster des mets hors de prix.

Sachez donc que s'il vous prenait l'envie de savourer un carpaccio de bœuf aux truffes accompagné de saumon fumé et de caviar il vous en coûterait la modique somme d'environ 400 € par personne.
Si d'aventure vous n'étiez toujours pas rassasiés, vous pourriez toujours vous laisser tenter par le fameux « Ballet Russe », un plat de blinis au caviar, pour environ 300 €.

Vous noterez que ces tarifs ne comprennent ni dessert, ni boisson.
 
Nous n'avons malheureusement -trop tôt dans la saison- croisé aucun moniteur de ski de l'hôtel Suvretta...
 
 
... qui, selon la légende alpine, portent une tenue de ski spécialement conçue pour eux par Prada.
 
Un dernier regard sur le lac de St Moritz avant de quitter cette station par laquelle nous n'avons pas été séduits.