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21 juin 2013

Les soldes à Genève

En ce moment c'est les soldes à Genève et Navyboot a trouvé une façon rigolote de faire sa pub.


Et non ces charmantes demoiselles n'ont pas le visage grêlé naturellement, ça c'est mon talent de graphiste...

20 juin 2013

Tempête de grêle à Genève

Vers 16h, alors que j'étais tranquillement en train de réfléchir à quelle connerie j'allais vous pondre aujourd'hui, je décidais de sortir la chienne pour trouver l'inspiration.

J'étais à peine sortie de l'immeuble quand le ciel s'est aussitôt assombri et a laissé place à un vent digne d'un vent de mousson annonciateur de pluie mais rien d'inquiétant. Je me dirige vers les berges du Rhône (soit à 1 minute à pied de chez moi).

Au Rhône la tempête démarre


Et d'un coup la grêle commence à tomber
 
 
Là c'était déjà pas très raisonnable de tenter de prendre une photo mais je me suis vite arrêtée car il s'est mis à tomber des grêlons de la taille d'une balle de ping pong, je déconne pas.

J'étais seule avec la chienne, le vent et les grêlons se sont déchaînés en l'espace de quelques secondes au point qu'il faille trouver abri en courant vers le 1er porche, d'où trempée jusqu'aux os, endolorie par cette salve de glaçons, je me demandais comment j'allais faire pour rentrer chez moi.
Comme j'ai le sens des priorités... j'ai tout de même pris cette photo.

 
Au bout de 2 minutes le vent soufflait toujours autant mais la taille des grêlons avait diminué alors j'ai décidé de regagner les 100 m qui me séparaient de mon immeuble me pensant plus à l'abri là-bas. J'ai pris la chienne qui s'en prenait de tous les côtés dans mes bras (15 kilos tout de même la morue) et j'ai couru comme une folle jusqu'à chez moi.
 
En quelques secondes la rue était recouverte d'un tapis glacé.
 
 
La cour de l'immeuble était elle aussi maculée de blanc.
 
 
Arrivée à l'appartement mauvaise surprise. J'avais laissé les fenêtres ouvertes et la tornade glacée s'y était engouffrée.
 
 
La grêle s'est invitée jusqu'au milieu du salon
 
 
Dans la chambre le vent était tellement violent que la moustiquaire a été arrachée, le parquet inondé et tapissé de grêlons, et ce qu'on aperçoit au fond n'est pas un sac poubelle mais bien le costume Azzaro de La Mandarine...qui va être ravi quand il va découvrir ça.
 
 
Sur le toit même combat, l'avantage c'est que j'ai des glaçons pour toute la soirée !
 
 
 
Moi qui n'avais jamais eu peur des éléments, et bien je peux vous dire qu'aujourd'hui Dame Nature m'a sacrément remise en place !
 
Moralité: l'adrénaline est quelquefois à la porte de chez soi.

17 juin 2013

Diner au restaurant étoilé Le Chat Botté

Samedi soir les parents de La Mandarine de passage à Genève ont décidé de nous offrir un diner au restaurant étoilé Le Chat Botté pour célébrer nos derniers jours en Suisse avant de nous envoler pour l'Australie où La Mandarine est muté.

Le Chat Botté c'est le resto étoilé de l'Hôtel Beau Rivage de Genève. Son chef Dominique Gauthier a obtenu son étoile au Michelin en 2010. Sur la photo vous pouvez apercevoir la terrasse fleurie du resto qui donne sur le lac.


Le soir était bien choisi, nous avons pu être installés en terrasse aux premières loges pour admirer le jet d'eau et le lac dont on ne se lasse décidément pas.

Crédit photo: Belle-Maman

En attendant de trouver notre bonheur dans le menu on nous fait servir de l'escumar d'orties et une mousseline de tapenade façon four glacé sur sablé au sel de Guérande. Excellent.


Après avoir passé commande histoire de patienter avant l'entrée: un pain brioché à l'huile d'olive et sel de Guérande.


Pour accompagner le magnum de Champagne (oui les parents de La Mandarine font les choses bien !),


toujours avant l'entrée: une mousseline de girolles d'été avec sa truffe de printemps. Et là, révélation ! Moi qui ai toujours eu une aversion profonde pour les champignons, là je me pâme !!! Il est fort ce Dominique Gauthier !


Peu à peu la nuit commence à tomber sur Genève.

Crédit photo: Belle-maman

Les entrées arrivent. En ce qui me concerne ce sera: des asperges violettes de Provence avec caviar "Impérial Gold" sur mousseline d'asperges vertes. Oh my God !


Le vin fait son entrée avec une bouteille de Chapelle-Chambertin 99 (là je fais la maline, mais moi je ne bois pas et j'y connais rien).


Arrive ensuite mon rouget barbet snacké avec un wok de fenouil bulbes et fanes et olives noires Taggiasca.

Pendant que La Mandarine savoure ses morilles brunes farcies à la volaille sur un crémeux de petits pois et mousse de lait d'amande. J'ai gouté et je vous assure qu'on peut se damner pour un tel plat.


La nuit est tombée complètement, au loin la cathédrale Ste Catherine resplendit.

Crédit photo: Belle-maman

Le chariot des fromages avec le jet d'eau en toile de fond est un pur enchantement.


Un Côte-Rôtie 2008 vient remplacer le Chapelle-Chambertin

Crédit photo: Belle-Maman

Mon assiette de fromages à la confiture de figues engloutie je découvre le fabuleux concept du "pré-dessert" via des cerises déglacées au vinaigre balsamique accompagnées -tenez-vous bien- d'un sorbet aux géraniums. En plus d'être phobique des champignons je l'étais également des géraniums que j'ai toujours trouvés d'une grande laideur, je les préfère désormais dans mon estomac que rempotés.


Et vient pour moi le moment tant attendu: le dessert.
La photo fait malheureusement ressembler mon ananas Victoria poché et meringue croustillante accompagné de thé mangue en fine gelée et d'un sorbet mangue au gingembre à un œuf au plat, pourtant, c'était tout simplement exquis.


La Mandarine a lui opté pour un Opéra revisité façon Dominique Gauthier avec entre autres réjouissances sa mousse de café au café blanc.


Mon enchantement ne s'arrête pas là quand je comprends qu'il existe également au Chat Botté le concept du "post-dessert" grâce à une guimauve et un yaourt au thym et sa compotée d'abricots.


Aussi bien les parents de La Mandarine, son frère et sa sœur et nous mêmes avons été totalement conquis par le lieu, la qualité du service et la finesse des plats. Après avoir félicité le chef Dominique Gauthier venu s'assurer du bon déroulement du repas, nous quittons cette antre du raffinement par l'un des salons feutrés de l'hôtel Beau Rivage.


Mais aussitôt passée la porte du Beau Rivage, la magie s'évapore. Il est minuit passé, tous bourrelets dehors je me transforme en citrouille et troque ma pantoufle de pouffe de chez Paris Mode contre une bonne vieille paire de converse afin de parcourir sans souffrir les 20 minutes qui me séparent de chez moi.


Un grand merci aux parents de La Mandarine pour cette merveilleuse soirée !

13 juin 2013

Le jardin itinérant

A l'occasion des 150 ans des parcs de Genève, les services des espaces verts ont mis en place une idée originale de jardin itinérant.

Ce qui n'était donc à l'origine qu'une simple station de tramway du centre ville...
 
Est devenu un espace jardin  éphémère bordé de divers arbres fruitiers, dont des bananiers.
 
 
Des chaises longues en herbe sont également accessibles à tous et les gens ont l'air d'apprécier.
 
 
Ce jardin itinérant sera changé d'emplacement toutes les 2 semaines.
 
Ils sont fun ces suisses !

10 juin 2013

Le musée des suisses dans le monde

Pour se rendre au musée des suisses à l'étranger il faut entrer dans le domaine verdoyant du château de Penthes à Pregny-Chambesy, banlieue chic de Genève.


Le musée se trouve au sein même du château


Ayant été induite en erreur au téléphone par quelqu'un du château par nous nous sommes pointés au musée comme des fleurs cet après-midi. Une fois devant la porte nous avons appris que c'était fermé jusqu'à samedi le temps de préparer l'expo photo temporaire de René Burri, photographe zurichois, connu surtout pour avoir pris ce cliché du Che.


Mais c'était sans compter sur le légendaire sens du service suisse puisque la responsable du musée nous a tout de même laissé visiter gratuitement les salles accessibles, c'est à dire celles qui n'étaient pas barrées par une chaise comme comme celle-ci:


Où par cela


Le récit de cette visite ne sera donc pas exhaustif mais nous avons tout de même appris des choses intéressantes.

Dès le début de la confédération la Suisse a mis en place un pacte de paix avec ses pays voisins. En échange de leur promesse de ne pas l'attaquer elle s'engageait à fournir des combattants helvètes pour aider ses alliés. C'est comme ça qu'est né en Suisse le concept de service militaire à l'étranger.

On retrouve donc logiquement ici une hallebarde suisse décorée aux couleurs du roi de France. Elle porte la représentation solaire de Louis XIV en son centre, l'initiale du L sur le crochet et la fleur de lys, symbole monarchique français, sur le tranchant.


Dans la salle d'après on découvre avec stupéfaction que MARAT, l'une des figures de la révolution française en est fait SUISSE ! Pendant que Marat défend les idées de la révolution au prix sa vie, - on le voit ici mort dans sa baignoire après avoir été assassiné par Charlotte Corday-,


ses compatriotes, qui font leur service militaire au service de la cour du roi de France, défendent avec ferveur le Palais des Tuileries.


Plus loin on passe à la Garde Suisse Pontificale voir article précédent ici pour plus de détails.


Lui c'est Béat de Fischer qui profita de la position centrale qu'occupait la Suisse dans les flux humains et commerciaux pour créer un service postal moderne et sûr qui deviendra le plus rapide d'Europe. (Je confirme de nos jours l'efficacité de la poste suisse voir ).


Et enfin Christian Schiess, mercenaire servant l'empire britannique alors en guerre contre les Zoulous d'Afrique du sud, sera le 1er non-britannique à recevoir la Victoria Cross, la plus haute distinction militaire.
Ici son costume et ses affaires de l'époque.


Musée intéressant, dommage tout de même qu'on n'y retrouve pas également quelques suisses un peu plus contemporains.

29 mai 2013

Terminus bout du monde

A Genève nous on a pas besoin de prendre l'avion parce que le bus n°11 nous emmène au bout du monde ! 


23 mai 2013

Les coulisses du jet d'eau de Genève

Ce matin j'ai vécu une expérience sensationelle.
Il y a quelques semaines j'ai été contactée ainsi que quelques autres blogueurs, par SIG, les services industriels de Genève, à venir visiter et mettre en route le fameux jet d'eau.

Pour ceux qui ne connaissent pas Genève, le jet d'eau est à Genève ce que la tour Eiffel est à Paris, ce que les pyramides sont au Caire, ce que la racaille est à Marseille...: le symbole absolu de la ville.

Garée à 7h20 au parking du Mont Blanc j'ai parcouru à pied les bords du lac pour rejoindre la jetée, notre point de rendez-vous. En ce 23 mai, il faisait 9° mais la luminosité sur la rade encore vierge de son jet était si belle à cette heure là que cela n'a en rien entamé mon plaisir.


Au pied de la jetée Ewa notre guide nous explique l'origine purement pratique de ce jet d'eau mis en place tel une vanne de sécurité pour palier à la surpression de l'usine hydraulique. Bien que haut de seulement 30 m à l'époque et placé à un endroit moins en vue il a immédiatement conquis le coeur des genevois. Il a été déplacé en 1891 pour être installé directement dans la rade.


Le briefing historique terminé nous nous dirigeons vers la plateforme de jaillissement rebaptisée caisson, habituellement fermée par un portail.


Pour des raisons de sécurité quand le jet d'eau n'est pas en marche la buse qui le projette est fermée.


A peine le jet enclenché cette buse s'ouvre pour laisser place à la botte secrète du jet, sa tuyère, qui permet de projeter un tube d'eau de 16 cm à la base empli de millions de bulles d'air qui lui donneront sa forme et sa blancheur.


On s'apprête ensuite à entrer dans le ventre de la bête


avec l'impression d'entrer dans un sous-marin


C'est Ewa qui s'y colle en premier


l'échelle raide se transforme rapidement en escaliers


et s'ouvrent enfin à nous les entrailles du jet: sa station de pompage avec ses 2 grosses pompes baptisées Salève et Jura qui pompent l'eau nécessaire au jet directement dans le Léman.


La taille des outils, encore utilisés aujourd'hui est absolument surréaliste !


Bien sûr interdiction de faire mumuse avec tous les gros boutons rigolos


A 8h55 il est temps de sortir de là pour être prêts pour l'allumage du jet d'eau qui ne s'allume pas depuis la station de pompage mais d'ici, sous cette petite porte.


A 9h pile, accompagnés par l'un des 5 retraités de SIG en charge du jet d'eau nous appuyons à 3 sur le bouton magique (bon moi comme je suis gogole j'appuie sur le doigt d'Edith, qui elle appuie sur le bouton...)


Et quasi instantanément le voilà qui se lève et nous toise de ses 140 m, immense, bruyant, hypnotique, sublime.


Au bout de quelques secondes nous sommes vite rattrapés par ses embruns. Normal avec 7 tonnes d'eau en l'air et une puissance de 200 km/h.


Pour une fois le temps est avec nous, la rade de Genève est superbe.


Les cygnes et les canards barbotent


dans une eau cristalline


Et le jet d'eau trône fièrement dans l'azur


Merci à toute l'équipe de SIG (propriétaire et exploitant du jet d'eau) pour leur gentillesse, leur dynamisme et ce moment absolument unique !
Pour ceux qui sont dans les environs, n'hésitez pas à consulter leur site internet très complet et leur blog très interactif.